Auxerre 1-0
Bordeaux
Pieroni 36'
LIEU : Stade de l'Abbé-Deschamps ;
TEMPS : Chaud ;
TERRAIN : Bon ;
AFFLUANCE : 10 000 ;
ARBITRE : M. Colombo ;
MI-TEMPS : 1-0 ;
TEMPS ADDITIONNEL : 4 (1+3) .
RESUME DU MATCH [[[ICI]]]
Jacques Sanini n'est pas souvent expansif avec les médias, il n'aime pas s'épancher devant eux, mais il a le nez creux. En chamboulant (par force les choses) son équipe, en replaçant
Akalé dans le couloir gauche,
Kahlenberg dans le droit et surtout en associant
Benjani à
Pieroni à la pointe de l'attaque, l'entraîneur auxerrois a été traversé par une riche idée.
Durant 45 minutes, les 45 premières, Luigi
Pieroni a empoisonné la vie de la défense bordelaise. A la 36', il a même fini par inscrire le seul but de la rencontre en lobant
Ramé d'un coup de patte du pied gauche après une malheureuse déviation de la tête d'
Afanou.
Ce but, superbe de sang-froid et de lucidité, permet aux Auxerrois de poursuivre leur bonhomme de chemin. Humiliés, par Lyon (1-4), le 27 juillet, sur le même stade lors du Trophée des champions, ils se retrouvent aujourd'hui à la 2ème place de la L1. Sous les yeux de Peguy
Luyindula, tout juste arrivé en Bourgogne, les coéquipiers de Philippe
Violeau ont confirmé leur début de saison tout en progression linéaire (nul à Strasbourg, 0-0, et victoire à Monaco, 2-0). Une montée en puissance qui promet de joyeuses retrouvailles avec les quadruples champions de France, le 28 août, ici même. Prudent, Jacques Santini a pourtant immédiatement prévenu « qu'il fautdrait attendre encore quelques matches pour savoir jusqu'où ce groupe pourra répondre sur le plan athlétique ».
Pour les bordelais, le coup est doublement rude. Ils ont concédé, hier soir leur première défaite de la saison et encaissé leur premier but en match officiel depuis la prise au pouvoir de Ricardo.
Le tort des Girondins-qui n'ont plus gagné à Auxerre depuis trois ans-fut de ne pas concrétiser leurs moments forts et d'avoir été dénués de ce soupçon de réalisme qui permet de brouiller les cartes et les esprits à l'extérieur. Comme ce déboulé de
Chamakh ponctué par un centre en retrait et une frappe de
Faubert (33'). Mais
Cool ne se laissa pas abuser.
L'équipe de Ricardo eut ensuite le tort de reculer-où était passé
Smicer ?-et de subir au fur et à mesure que la deuxième mi-temps confirmait la supériorité auxerroise. Même si Bordeaux (avec les entrées de
Francia,
Laslandes et de
Fernando) se lança dans une fin de rencontre débridée et un brin échevelée.
Le dénouement de cette rencontre de début de saison, plus faussement spectaculaire que réellement enthousiasmante, est tout à fait logique. Après un début de match en trompe l'½il, où le ballon circulait plutôt bien et où chacun y mettait du sien, les Auxerrois avaient peu à peu pris les choses en main. Et commencé à peser sur la défense bordelaise. À la 20ème minute,
Afanou avait contré, in extremis, une reprise de
Kahlenberg. À la 25ème, une reprise en ciseaux de
Pieroni avait effleuré le poteau de la cage de
Ramé. À la 28ème minute,
Pieroni avait réussi un enchaînement contrôle de la poitrine-reprise du pied gauche mais il s'était retrouvé trop désaxé par rapport au but de
Ramé. À la 36ème, on l'a vu, l'attaquant belge fut récompensé de son travail d'usure et de sa capacité à harceler ses adversaires. La deuxième période fut davantage maîtrisée par une équipe auxerroise positionnée beaucoup plus haut et soudain moins sous la menace des coups de boutoir de
Chamakh et
Darcheville, privés de soutien et de vivres. À la 84ème minute,
Akalé eut même la balle de break au bout d'une longue ouverture, sur le côté gauche. Il devança la sortie de
Ramé mais sa reprise du gauche manqua de fermeté et
Fernando put la détourner sur sa ligne.
Source : L'Equipe 14/08/2005